Il y a toute l'actualité du groupe sans les coups de gueule les chroniques, le copinage, les blablas,...

Salut à toi!
Bienvenu dans le monde chaotic des FOOTSTOMPERS...
Tu trouveras ici des infos plus ou moins récentes sur le groupe, des extraits de morceaux, des photos de concerts, des coups de gueules, des liens vers des sites
incontournables...
Vive le rock et ses dégénérescences.
Légalisons, légalisons .... la chataîgne du Limousin!
D'ou viennent les fans des foootstompers...
Il y a toute l'actualité du groupe sans les coups de gueule les chroniques, le copinage, les blablas,...
On y pense jamais et pourtant. Qui de la truite ou de la mouche...
La CRS (Chorale des Resistances Sociales) organise une soirée cabaret à l'espace Noriac à Limoges (10, rue Jules Noriac). Nous serons de la fète en version accoustique. Ce sera samedi 30 à partir de 18h30.
En espérant vous y retrouver.
Fart Freddy
L’instantané Théâtre présente :
Pas de pitié pour la Pythie
Spectacle d’improvisation théâtrale
Samedi 13 mars à 20h30, Espace Confluences à Condat/Vienne
An 405 avant JC. Un terrible fléau s’est abattu sur la cité. Afin de comprendre ce qui a déclenché la colère des dieux, le peuple lemovice envoie trois de ces plus valeureux ( ?) citoyens consulter Kekeldis la Pythie qui officie au sommet du mont Tladesus. Elle seule est en mesure de délivrer aux humains les messages divins. Face à l’inquiétante prêtresse, Sacdos, Boufis et Callypige vont devoir interpréter les oracles des dieux au cours d’épreuves d’improvisation. Pourront-ils obtenir leur pardon ? Ce sera à vous, public, d’en décider, car vous serez investi du pouvoir divin de proposer les thèmes sur lesquels nos trois intrépides lemovices improviseront.
Ce qu’ils ont pensé du spectacle :
Le Figaros : « Un spectacle très interactif et familial qui séduit enfants et parents ».
Le nouvel Observator : « Une occasion de rire, de rêver et de voyager dans des univers loufoques, féeriques ou bucoliques… au gré de l’imagination des artistes ».
Le Popularis : « A voir absolument, avec ou sans moufle ! »
Distribution : Grégory Da Costa, Diane Daïan, Denis Neyrat, Aurélie Pouget
Voix off : Jan-Luc Delage
Durée : 1h15
Tarif plein : 8 euros
Tarif réduit : 5 euros (étudiants, chômeurs et moins de 12 ans).
Renseignements et Réservations : 06 86 72 40 48 ou instantane.theatre@yahoo.fr
Introduction .
Face à la difficulté, voire l’impossibilité pour des artistes de pouvoir vivre de leur art et de le faire partager et face au constat pour des citoyens qu’ils avaient de plus en plus de mal à accéder à des spectacles ou des pratiques culturelles de qualité et peu onéreux, de nouveaux systèmes économiques se développent dans ce secteur. Ils prennent des formes qui s’apparentent fortement à l’ESS et en comportent tous les principaux ingrédients. A partir de l’ exemple particulier d’un groupe de musique , les Chaotic Footstompers , représentatif de cette mouvance , nous verrons dans une première partie ce en quoi il se lie à une démarche d’ESS. Puis, dans une seconde partie, nous nous attacherons à réfléchir à l’intérêt de celle-ci et à sa faisabilité dans la réalité.
I En quoi cette expérience parle d’Economie Sociale et Solidaire .
Dans l’industrie musicale (du développement d’artistes aux émissions de télé-réalité), les directeurs artistiques issus du milieu de la musique ont été remplacés par des professionnels issus des écoles de commerce. Les plans de carrière des artistes sont désormais étudiés à court terme, de façon à permettre une rentabilité maximale. Aucun projet social ou de développement culturel n’est mis en avant. L’objectif affiché est l’augmentation des dividendes de l’entreprise et de ses actionnaires, c’est-à-dire hors de “principes d’échange, de redistribution ou de réciprocité” [1] .
Pour les Chaotic Footstompers, le projet est convivial, citoyen et culturel. Son objet n’est pas le profit financier. Dans ce sens, le modèle associatif type loi 1901, à but non lucratif, s’est imposé au groupe. Il lui permet d’avoir un socle juridique, des adhérents qui partagent le projet et le légitiment, de la souplesse dans la gestion de fonds. L’association nommée “C KI K DI” est composée principalement à ce jour des membres du groupe, c’est-à-dire d’ “amateurs” (quatre personnes exerçant par ailleurs un métier différent du monde musical) et d’un professionnel (Auteur Compositeur Interprète -ACI- qui vit de sa création). Trois d’entre eux constituent le bureau. L’ACI, susceptible d’être rémunéré par l’association, ne peut en faire partie. La dynamique liant amateurs “bénévoles” à un professionnel (phénomène plutôt rare dans le milieu musical voire contre-nature, les deux catégories étant plus généralement en concurrence sur le “marché” du spectacle) pourrait dans l’avenir être plus significatif de l’évolution du domaine culturel vers le tiers secteur.
2°) Une expérience locale.
Le groupe est implanté localement et se présente comme vecteur de vie et de sociabilité à ce niveau. Face aux nouveaux mondes virtuels et multi médiatiques qui bannissent la musique vivante et les droits d’interprète (au profit de personnages synthétisés, aux voix produites par séquenceur, ou encore sonneries de portable), il revendique l’appartenance au monde réel, une implication solidaire dans celui-ci au travers notamment de sa participation au tissage de liens sociaux. Son initiative est citoyenne et responsable. Elle est locale, en réponse et conscience par rapport au global. L’évolution mondialisée a en effet pour une bonne part suscité l’engagement des membres du groupe à mettre en oeuvre une autre manière de vivre et de travailler, et la nécessité de l’autogestion comme moyen d’autonomie sociale, économique et intellectuelle. Le groupe a ouvert récemment un blog alternatif, sur serveur sans publicité, qui enregistre des connexions du monde entier (France, Argentine, Russie, Asie, USA...).
Pour illustrer ce paramètre, nous nous attarderons plus particulièrement sur la partie reproduction des oeuvres. Dans le contexte mondialisé ce sont les majors qui définissent les normes et dominent. Par le biais de la technologie numérique, leurs coûts de production et de diffusion d’album (à condition d’être en volume conséquent ; d’où marketing et matraquage publicitaire) sont considérablement réduits. A ce jeu, les groupes locaux et les ACI ne peuvent lutter, si ce n’est en envisageant d’autres modes de développement et de contact avec des publics qui ne souhaitent pas tous être standardisés. Si le développement des NTIC les oblige à investir, en moyens et en temps, dans ce secteur (s’ils ne veulent pas être totalement exclus des circuits), ils les utilisent plus astucieusement et par recours à des réseaux, sans oublier qu’ils peuvent travailler à partir de matériels plus traditionnels qui offrent d’excellentes qualités techniques (malgré l’opinion répandue par les marchands que seul le neuf et l’ultramoderne est efficace).
Ainsi , dans les faits , l’enregistrement “maison” d’un album des Footstompers destiné à la vente est devenu possible , à l’aide de matériel analogique (réformé et vendu une bouchée de pain à l’époque où tous les studios d’enregistrement se convertissaient au numérique) et de partenariats : associatif (participation sur certains morceaux des membres d’une autre association, dans l’idée d’un partage d’expérience, de compétence et de convivialité) et public (qui sera évoqué dans la partie suivante). Un système de souscription, lancée prochainement auprès des circuits de fanzines, radios associatives et indépendantes, réseaux internet et relationnels, devrait permettre d’obtenir la mise de fonds, de remplacer un prêt bancaire, sans intérêt ni risque (tant au niveau du souscripteur que de l’association productrice). Pour les autres problèmes inhérents à la production de l’album (graphisme par exemple de la pochette), la mutualisation des moyens et le partenariat relationnel de chaque membre du groupe et de l’association apportent progressivement des réponses. La phase finale sera confiée à une entreprise régionale (réalisation du cd master) et nationale (pressage) pour des questions de volume, sachant que cette phase pourrait se réaliser localement. L’accent est mis sur un retour d’intérêt pour l’économie locale et une activation des potentiels.
II Intérêt et faisabilité .
Deux objectifs ont présidé à l’initiative associative : d’une part , faire vivre un projet artistique qui rassemble des personnes différentes (du groupe de copains aux publics rencontrés) , d’autre part , permettre à l’ACI de faire connaître son travail et d’en vivre. Le projet mêle ainsi une dynamique sociale d’insertion professionnelle de l’un de ses membres à une dynamique sociale plus globale de vie, de liens au travers du support culturel (largement dépassé) pour atteindre à une véritable “utilité”. Celle-ci apparaît au niveau micro-économique: le projet développe les rapports de réciprocité entre les individus, il produit du patrimoine collectif, agit pour la culture et le territoire. Au niveau macro-économique, il ne contourne pas mais participe à l’économie générale, notamment par l’emploi de l’ACI qui, en recevant une rémunération, cotise et consomme et n’a pas besoin de recourir à l’assurance-chômage .
2°) Un projet intéressant le politique.
Au titre des politiques globales, ces expériences ne sont pas toujours valorisées. Pourtant, elles comportent des intérêts indéniables (cf paragraphe précédent). L’initiative de l’association a néanmoins rencontré l’intérêt du pouvoir politique local, au niveau d’une commune, Condat / Vienne. Celle-ci, suite au départ d’un de ses responsables du centre culturel municipal, était en difficulté de recrutement, ne pouvant supporter les charges financières du poste. Cependant, elle avait la volonté de faire vivre cet espace car consciente de son intérêt social. D’où son idée de recourir à des structures “intermédiaires” comme des associations ou personnes morales pour aider à l’interface sociale. Un partenariat s’est donc engagé, non sous forme de subvention, mais : dans un premier temps, d’une résidence de quinze jours dans le Centre Culturel de la commune, avec toute la logistique, afin de réaliser les enregistrements pour le disque (cf 2° du I) dans des conditions acoustiques optimales (hors de prix dans un studio classique). Dans un deuxième temps, le prêt par la commune de la salle de spectacle pour le lancement de l’album. La contrepartie est l’organisation du concert par l’association C KI K DI (qui en supporte l’encadrement et les frais tout en conservant le produit de la billetterie et de la buvette). Cela permet au lieu de continuer à vivre et de jouer son rôle social et culturel.
Conclusion .
Au final il y a donc une valorisation de la création et du travail pour tous qui, d’autre part, profite à la collectivité entièr . Cette utilité-là est non quantifiable mais reconnue par la collectivité locale, dans les partenariats vécus et les retours du public. Malgré l’essor toujours plus important de l’économie de marché , et le désinvestissement progressif des politiques publiques, notamment concernant la culture, il n’est pas inenvisageable que dans les années à venir, cette mouvance contribue à une révolution dans le paysage culturel.
Bibliographie .
Danièle DEMOUSTIER L’économie sociale et solidaire S’associer pour entreprendre autrement .
Alain LIPIETZ Pour le tiers secteur L’économie sociale et solidaire : pourquoi et comment .
Roger SUE La richesse des hommes Vers l’économie quaternaire . Ed.O.Jacob 1997
[1] Principes spécifiques à l’ESS définis par Alain Lipietz dans son ouvrage “Pour le tiers secteur . L’ESS : pourquoi et comment” p.59